Rapport entre foi et raison

Rapport entre foi et raison
La foi est rationnelle
(Homélie du dimanche 20 septembre 2009)

Il y a quelque temps j'ai insisté sur l'impératif d'annoncer la foi. Si la foi est bonne nouvelle, elle s'annonce ! Je ne reviens pas là-dessus. Mais, aujourd'hui, je voudrais souligner d'autres aspects de la foi, qui me paraissent très importants. Et, je vous avertis, je vais être un peu long. Ce sera, même, un peu difficile et, donc, je vous invite à l'effort !
La foi a un fondement rationnel. Car, loin d'être étranger ou contraire à la raison, l'acte de foi s'appuie sur la raison. En effet, ou bien vous dites que Dieu existe et ainsi vous donnez un fondement rationnel à l'ordre du monde, ou bien vous mettez Dieu en question et alors le monde est, littéralement, sans raison.
Bien sûr, dire que le monde est sans raison n'est pas, à proprement parler, irrationnel. Il reste que si l'ordre du monde est sans raison, si la prodigieuse organisation de la matière et de la vie n'est qu'une émergence « au hasard », il faut attribuer, nécessairement, à notre propre raison une origine irrationnelle. Et je ne trouve pas cela très rationnel. Je préfère, et de loin ! dire que ma petite raison d'homme a pour origine une Raison bien plus grande : Dieu !
Je vais même un peu plus loin. Dire : « Le monde a Dieu pour origine » est, non seulement plus rationnel que dire : « Le monde est sans raison », mais dire : « Le monde a Dieu pour origine » est un acte de confiance en la réalité des choses et du monde, alors qu'au contraire dire : « Le monde est sans raison » ouvre sur le doute et la peur.
En effet, si le monde est sans raison, il vient de nulle part et il ne va nulle part ! De quoi désespérer et douter, de quoi penser que l'anarchie et le chaos peuvent, à tout moment, submerger le monde. Pire, ce monde qui vient de nulle part et ne va nulle part non seulement ne donne aucun fondement à ma raison, mais il ruine, aussi, ma liberté. Car, si le monde est sans raison, bien loin que cette absence de raison libère ma liberté, elle ne fait que la conditionner. En effet, si le monde est sans raison, je ne suis plus qu'un être d'atomes et de molécules, et, ainsi, livré au hasard et à la nécessité, je suis voué au destin. A l'inverse, si un projet est au fondement du monde, ma vie, elle aussi, est projet ; elle peut prendre sens et se construire.

Loin d'être contraires à la liberté, Dieu et la raison en sont les fondements.
En fait, dans l'histoire, et aujourd'hui encore, beaucoup acceptent cette idée que le monde a une origine rationnelle, que l'on appelle « Dieu ». Mais beaucoup s'arrêtent là. Ils mettent même une frontière étanche entre cette affirmation : « Il y a une origine rationnelle du monde, qui est Dieu » et l'idée que Dieu s'adresse à l'homme - car, alors, pour eux, on tombe dans l'irrationnel, dans le « religieux ». En effet, si Dieu parle à l'homme, il y a révélation et s'il y a révélation Dieu transgresse l'interdit qu'ils leur font d'entrer dans le monde. Ils ont tellement intégré l'idée que Dieu est le créateur du monde qu'ils posent Dieu et le monde comme deux réalités totalement extérieures l'une à l'autre, radicalement hétérogènes - sans aucune communication possible.

En réalité, rien n'est plus rationnel que l'idée d'un Dieu rationnel s'adressant à sa créature rationnelle !
Contrairement à ce que l'on entend souvent, la science moderne aide beaucoup les croyants. Elle nous dit, en effet, que le monde a un commencement et une histoire. Même l'atome d'hydrogène, le plus simple de tous, n'a pas toujours existé ! Et nous savons qu'il a fallu l'explosion des premières étoiles pour que, grâce à la réaction thermonucléaire, se fabriquent les atomes lourds, dont les planètes et nous-mêmes sommes constitués. Et nous savons aussi que la vie a émergé progressivement, qu'elle n'a pas cessé de se développer, qu'il y a eu, des centaines de millions d'années après son apparition, les reptiles et les mammifères : nous sommes des mammifères ! Et parmi les mammifères il y a eu les singes et parmi les singes les singes qui ont une queue : ouistitis ou babouins et d'autres qui n'en ont pas : gorilles et chimpanzés, et qui sont nos cousins. En effet, il y a, sans doute, cinq ou six millions d'années, est apparu l'australopithèque, qui est leur descendant et notre ancêtre le plus direct, et plus tard il y a eu l'homme, homo habilis, homo erectus, homo sapiens.

Au travers tout cela que se passe-t-il ? Il se passe que depuis le big bang la complexité ne cesse de se construire. Par notre cerveau, nous sommes les êtres les plus complexes de la nature. Et c'est cela, cette complexité, inscrite dans l'origine même du monde, qui a permis l'émergence de la raison et de la liberté.

Car, nous ne sommes pas seulement des mammifères bipèdes - c'est la bipédie qui a permis la libération du cerveau et sa croissance phénoménale - nous ne sommes pas seulement des mammifères bipèdes, nous sommes des êtres rationnels et libres.

Certains disent : si peu rationnels, si peu libres ! Ils n'ont pas tout à fait tort ! L'homme est tout autant demens que sapiens, mais il n'empêche ! Si peu rationnels et libres que nous soyons, nous le sommes cependant, et c'est cela qui permet à Dieu de s'adresser à nous - à nous, et non pas au chimpanzé !

Frères et s½urs, je suis désolé de vous le dire : nous sommes les protozoaires de la vie mystique ! Nous n'avons que les moyens minimum de la relation avec Dieu, notre créateur. Ils sont bel et bien minimums, si minimums qu'en dessous de nous, ce n'est plus possible, mais, cependant, et voilà la bonne nouvelle : nous les avons, ces moyens d'entendre Dieu. Oui ! Nous les avons et ainsi l'homme est capable de Dieu !

En fait, Dieu est patient. Il a mis en route sa création et il l'a laissé jouer pendant des millions et des milliards d'années. En toute confiance ! Car tout était réglé au départ, entre les grandes forces de la nature, pour que la complexité ne cesse de grandir et qu'un jour, quelque part, dans on ne sait quelle galaxie, sur je ne sais quelle planète, mais inévitablement, un jour, apparaisse, mammifère bipède ou non : cela n'est pas nécessaire, mais apparaisse un être suffisamment complexe pour que Dieu puisse s'adresser à lui. Et cet être-là, c'est nous !

Je le répète : nous sommes très peu capables d'entendre Dieu, mais nous le sommes ! En réalité, Dieu se conduit avec nous comme la maman avec son bébé. La maman, tout de suite, parle à son enfant, bien avant qu'il ait une réelle capacité à comprendre les mots, et tout de suite l'enfant, sans comprendre les mots, comprend qu'on lui dit de l'amour.

Dieu fait ainsi avec nous ! Ma pauvre petite raison est bien faible, bien enkystée encore dans la matière, mais cependant elle est réellement existante, réellement rationnelle, et donc capable de comprendre que le monde n'est pas sans raison, que cette raison est Dieu et que Dieu, très raisonnablement, s'adresse à nous pour nous dire qui il est et qui nous sommes.

Frères et s½urs, je conclus : n'ayons aucun complexe ! Notre foi ne fait pas de nous des attardés ou des prisonniers de l'obscurantisme. Tout au contraire, notre foi, parce qu'elle est foi en un Dieu qui s'adresse à l'homme, fait de nous des êtres capables de comprendre le monde et la signification de la vie, des êtres rationnels, libres et responsables.

HOMELIE du père Régis DOUMAS, curé d'Orange (Vaucluse)
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# Posté le lundi 23 novembre 2009 16:15

Modifié le lundi 23 novembre 2009 16:25

LE FOOT OPIUM DU PEUPLE


La condamnation à trois ans et demi de prison du supporteur de l'OM par la Justice espagnole, triste péripétie, me donne l'occasion de jacter sur un sujet qui me brûle les lèvres depuis des mois : le foot. Avant de hurler au blasphème, les p'tits gars, sachez que je n'ai aucun a priori contre ce beau et populaire sport car je suis moi-même né dans une famille peuplée d'accros et de responsables de club. Il n'empêche, je hurle mon ras le bol contre le « tout pour le foot » qui est en train de nous bouffer les yeux et les oreilles et de polluer notre vie de tous les jours !

Je le dis sans la moindre gêne, au risque de choquer certains : le foot est petit à petit devenu jusqu'à dans nos pays dits civilisés « l'autre » opium du peuple en lieu et place de ... la religion. Question : à qui profite le crime ? Ne cherchez pas trop loin, c'est bien évidemment le fric avec à la base les médias et, dans une moindre mesure, les clubs professionnels qui ont droit aux miettes. Qu'on le veuille ou non, ce truc conditionne maintenant une grande partie de la vie de ceux qui y succombent et pompent celle des autres. Femmes de fans, je vous plains, même si vous avez Delarue et la Star'Ac.

Ce qui fut pendant des décennies « du pain et des jeux » du meilleur aloi pour tout un chacun est maintenant devenu une religion avec ses dieux, ses idoles, son idolâtrie et les excès qui ont noms addiction, chauvinisme exacerbé, nationalisme malfaisant et racisme. Tout le monde, heureusement, n'y succombe pas, même parmi les vrais amateurs, tifosi et aficionados de ce qui fut un sport entier. Je dis bien ce qui fut un sport entier car ce l'est de moins en moins même dans les clubs amateurs. Ce n'est plus qu'un spectacle de cirque (au sens antique du terme), pâle ou flamboyant mais le plus souvent pâle, où le spectateur est toujours le pigeon. Pénible phénomème de société, mais je ne suis pas là pour moraliser.

Sous de faux airs sérieux et intellos pour ratisser large, les médias exploitent bien sûr à fond le filon en cultivant soigneusement la drogue footballistique. Du foot et encore du foot tous les jours en « une » des journaux, trois à quatre soirées par semaine à la télé, tous les soirs sur la plupart des grandes chaînes radios de France, de Belgique et d'ailleurs au mépris de tout le reste ! Prenez l'exemple d'Europe 1 qui en a fait son « prime » quotidien (non sans talent, hé, les deux Alexandre, Delperier et Ruiz).

Je m'arrête là car je sais que je parle dans le vide. Une dernière chose : le Standard de Liège est en tête de sa poule en Coupe UEFA ! Vous ne le saviez pas ? Quant au PSG, bon dieu, mais qu'est-ce qu'ils foutent ? ...



05 décembre 2008 Publié Actualité, Humeur et débat | Lien permanent | Alerter


SOURCE:
http://francoisquinqua.blog.lemonde.fr/2008/12/05/le-foot-est-bien-lautre-opium-du-peuple/


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# Posté le samedi 21 novembre 2009 08:04

Primordial - Tragedy's Birth

Magnifique comme très souvent avec ce groupe irlandais!
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# Posté le mercredi 21 octobre 2009 16:30

SEANCE DEDICACE DE MON LIVRE AU BLACK DOG / PARIS

SEANCE DEDICACE DE MON LIVRE AU BLACK DOG / PARIS
Ce sera le samedi 29 août en soirée...

http://blackdogbar.xooit.fr/t287-Soiree-speciale-Abbe-Robert-Culat-le-samedi-29-aout.htm#p3140
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# Posté le vendredi 31 juillet 2009 16:42